Trump pourrait lâcher du lest

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Semaine du 18 au 24 mars 2025

Les marchés se sont inscrits cette semaine dans un cadre plus positif, soutenus par la perspective d’une politique douanière américaine qui pourrait, finalement, être moins sévère qu’anticipé. Donald Trump a évoqué à ce sujet une éventuelle « flexibilité », ce qui témoigne d’un changement de ton.

Dès lors, les indices américains ont rebondi, soutenus principalement par les valeurs de croissance et de la technologie. Le Vieux Continent, qui avait récemment su profiter d’un regain d’intérêt pour les titres jugés plus défensifs, ne profitait pas vraiment de cet appétit retrouvé pour le risque, lequel reste à confirmer. Les valeurs de la défense persistaient toutefois à gagner du terrain.

La poursuite du rebond boursier dépendra des décisions qui seront annoncées le 2 avril prochain par le Président américain au sujet des droits de douane dits « réciproques ». Les rumeurs devraient aller bon train et les déclarations de Donald Trump vont alimenter les débats.

Cette semaine a également été marquée par la décision de politique monétaire de la Réserve fédérale américaine, laquelle a maintenu en l’état son taux directeur, comme attendu. Son ton s’est toutefois fait un peu plus conciliant, selon les exégètes (voir page 4). Les anticipations de baisses de taux de la Fed ont été maintenues (deux réductions en 2025 à en juger par les « dot plots », c’est-à-dire les prévisions des membres votants de l’institution).

L’amélioration du sentiment de marché a provoqué une petite embellie sur le billet vert (1,0787 pour 1 €), ce qui profitait aux investissements européens réalisés en dollars.

En zone euro, la publication de l’indice des directeurs d’achat (PMI) a retenu l’attention. L’activité économique du secteur privé a progressé sur mars pour le troisième mois consécutif. Et sa croissance s’est légèrement accélérée, grâce au redressement de l’industrie.

Les députés allemands ont adopté, à la majorité des deux tiers, le plan d’investissement géant promu par Friedrich Merz. Celui qui devrait devenir chancelier très prochainement va faire entrer le pays dans une nouvelle ère en ouvrant les vannes de la dépense publique. La loi prévoit la création d’un fonds spécial de 500 Mds € sur 12 ans pour les infrastructures du pays (routes, ponts, chemins de fer, réseaux de transport d’énergie, hôpitaux, crèches…). La règle constitutionnelle du frein à la dette va être assouplie, ce qui là encore constitue une véritable révolution pour l’Allemagne, attachée jusqu’à maintenant à une orthodoxie budgétaire inflexible. Un important volet défense est également prévu.

Enfin, SAP, l’éditeur allemand de logiciels, est devenu brièvement la première capitalisation européenne, dépassant le groupe danois de santé Novo Nordisk. Le lundi 24 mars, sa capitalisation boursière s’élevait à 340 Mds $, soit légèrement au-dessus de celle de Novo Nordisk (335 Mds $) et désormais au delà de celle de LVMH (322 Mds $) qui, pendant de longues années, était parvenu à se hisser à la première place de ce « podium ». 

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