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Le marché se redresse (rédigé le 29/09/2021)

Les indices boursiers ont regagné du terrain après la correction de la semaine passée. La perspective d’une faillite du chinois Evergrande s’est faite moins concrète dans l’esprit des opérateurs (voir ci-dessous) alors que le groupe bénéficie d’un sursis avant la déclaration officielle de son défaut de paiement. La firme n’a finalement pas honoré le paiement d’un coupon de 83,5 M $. Si le géant chinois de l’immobilier ne régularise pas sa situation d’ici 30 jours, son défaut de paiement sera officiellement déclaré. A moins que, durant les négociations tenues avec les créanciers, le groupe n’obtienne une prolongation de la période de grâce. Pour l’heure, l’incertitude demeure en dépit de l’annonce d’un accord avec des porteurs d’obligations chinois. Pékin peut-il laisser tomber Evergrande sous le poids de sa dette (300 Mds $) ? L’incertitude demeure très élevée, même si les investisseurs ont, pour l’heure, préféré voir le verre à moitié plein. Le dossier est ainsi loin d’être clos.

 

Sur le front de la politique monétaire, la Fed a confirmé vouloir "bientôt" réduire ses rachats d’actifs afin qu’ils prennent fin autour de la mi-2022. Selon la banque centrale américaine, la hausse des prix à la consommation culminera à +4,2% cette année et non à +3,4% comme elle l’envisageait voici trois mois. L’institution a, dans le même temps, révisé en baisse son anticipation de croissance de +7% à +5,9% au titre de 2021. Pour l’heure, ses prévisions laissent entrevoir une remontée du taux des Fed funds à 1% en 2023 puis 1,8% en 2024, ce qui resterait très accommodant.

 

Toujours aux Etats-Unis, les commandes de biens durables ont progressé de +1,8% en août, soit bien plus qu’attendu par les analystes (+0,6%). Les secteurs des transports et de l’aéronautique civile ont tiré la croissance, tandis que l’automobile, toujours affectée par la pénurie de semi-conducteurs, a souffert. Plus généralement, il faut souligner qu’un nombre croissant d’entreprises évoquent un impact négatif lié aux perturbations des chaînes d’approvisionnement. Autre donnée : les mises en chantier de logements neufs aux états-Unis sont reparties à la hausse en août (+3,9%).

 

Du côté de la politique, la question du relèvement du plafond de la dette américaine, nécessaire avant la mi-octobre pour éviter un défaut de Washington, demeure un sujet d’inquiétude. L’issue des élections allemandes n’a pas eu d’impact particulier sur les marchés. La formation d’un gouvernement va prendre plusieurs semaines, au minimum.

 

Enfin, les cours du pétrole continuent d’afficher une nette tendance "haussière". Cette semaine en effet, le WTI et le Brent ont respectivement atteint 75 $ et 80 $. Mais contrairement à ce qu’il s’était passé durant l’été, les valeurs pétrolières et parapétrolières s’inscrivent dans le sillage de l’or noir avec des performances marquées à la hausse. La menace d’une crise énergétique redonne de l’attrait à ce compartiment.

 

Retrouvez le sommaire du numéro de la semaine ici

 

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