X
  1. Espace abonnés
Propos Utiles

Conseils boursiers depuis 1952

" Il m'importe peu que tu adoptes mes idées ou que tu les rejettes pourvu qu'elles emploient toute ton attention." Diderot

Nous contacter
01 45 23 10 57
sans surtaxe

À la une

Les marchés saluent un accord a minima (rédigé le 15/10/2019)

Les interrogations des marchés, liées à de récentes statistiques décevantes, ont donc été vite écartées. Après avoir reculé la semaine dernière dans l’anticipation d’un ralentissement généralisé de l’activité, les indices sont repartis de l’avant. Et avec quelle ambition ! Comment expliquer ce changement de cap aussi radical qu’impromptu ?

 

Tout simplement par l’anticipation d’un accord commercial entre Washington et Pékin. En fin de semaine dernière, les investisseurs ont voulu croire à une issue positive des pourparlers entre les deux capitales, avant qu’elles ne confirment être parvenues à trouver un premier terrain d’entente. Mais voilà, très vite, les doutes ont repris le dessus. Le terme même d’accord paraît proprement galvaudé tandis que la Chine réclame davantage de discussions pour finaliser les détails de cette "première phase". Et Pékin d’exiger que Donald Trump annule l’augmentation prévue en décembre des droits de douane frappant des importations de produits chinois. Dès le lundi 14 octobre, les marchés repartaient à la baisse, conscients de s’être sans doute un peu emballés.

 

Ailleurs, l’espoir était également de la partie au Royaume-Uni alors que Londres semble être sur le point de faire de réelles concessions dans le cadre du "Brexit". On notera toutefois que les valeurs britanniques repartaient sensiblement de l’avant, tout comme la livre sterling. Les déclarations de dirigeants du Royaume-Uni et de l’Eire au sujet "d'un possible accord" sur la question irlandaise, la principale pomme de discorde dans les négociations, a fait refluer la probabilité d’un "hard Brexit". Ainsi, la livre sterling a très nettement rebondi pour gagner près de +2% face au dollar et à l’euro. Depuis le référendum de juin 2016, la monnaie britannique a perdu environ -15% par rapport à ces mêmes devises. Mais là encore, tout peut très vite être remis en cause.

 

Cette semaine a également été marquée par la publication des minutes de la Réserve fédérale américaine. Dans son exposé, l’institution continue de saluer l’état de santé de l’économie américaine et indique avoir baissé ses taux pour "aider la conjoncture". Que fera-t-elle lors de sa prochaine réunion ? Les analystes se montrent partagés. Mais gageons que cette problématique va faire son retour sur l’agenda des marchés.

 

Enfin, et si ce n’est pas un programme de rachats d’actifs ("QE"), cela y ressemble fort. Alors que les marchés interbancaires n’ont eu de cesse de se gripper depuis la mi-septembre, la Fed est intervenue presque quotidiennement pour rassurer les intervenants et en garantir la liquidité. Son programme de rachats quotidiens pouvait d’ailleurs s’élever jusqu’à 75 Mds $ par jour, jusqu’à la fin de la semaine dernière. L’institution ne s’est pas privé d’agir et devrait d’ailleurs continuer à le faire, comme l’a laissé entendre Jerome Powell, son Président. Ainsi, le bilan de la Réserve fédérale, qui avait été à peine réduit, va de nouveau gonfler. Le sevrage des intervenants semble donc impossible... //

 

Retrouvez le sommaire du numéro de la semaine ici

 

Pour connaître nos conseils, notre méthode d'investissement et pour gagner en Bourse, abonnez-vous à Propos Utiles (12 pages d'analyses et de conseils / 48 numéros par an) en cliquant ici.

 

Copyright (c) Propos Utiles www.proposutiles.fr